Viiiite, c’est ce soir que Jérémie dit au-revoir à Taïwan et à son blog abandonné adoré ! Alors prenez place tranquillement, préparez les mouchoirs (faites comme ça vous chante mais moi j’en aurais besoin) et venez assister à mon discours d’adieu à un pays, un peuple, un morceau de vie qui changera la mienne jusqu'à ce que mort s’en suive (je vous avais prévenu, sortez les mouchoirs !).
Comme je le suggérais, malgré un abandon constaté et constatable de mon blog (Jour de temple #3 et 4, vous êtes où ?) je comptais tirer ma révérence par écrit sur cet espace de partage que vous avez été nombreux à suivre pendant ces 5 derniers mois. Même si j’ai été un peu mollasson du clavier et que j’aurais pu m’abstenir d'agissements dignes des plus hauts représentants de l’aristocratie la démocratie française en balançant des promesses à tout va sans montrer aucune crédibilité en retour, je suis tout de même heureux d’avoir partagé ces montagnes de souvenirs avec vous. Et puis arrêtons un peu avec l’autoflagellation en public, et laissez-moi vous dire qu’avant tout ce fut un réel plaisir de m’amuser à griffonner (ou tapoter) quelques bribes de phrases pour vous faire vivre ce voyage aussi fidèlement que possible.
D’ailleurs, si vous avez suivi un peu, vous aurez surement compris, et n’en soyez pas fâchés, que le premier des plaisirs fut celui de découvrir et non pas de retranscrire. Alors maintenant il est temps que je m’incline devant… je ne sais qui, alors disons devant TOUT ce qui a rendu cette expérience possible. La rendre possible c’est une chose, mais la rendre incroyablement belle et riche comme elle fut c’en est une autre. Le principal responsable de cette réussite humaine est sans hésitation le Peuple de Taïwan. C’est à lui que reviennent mes premiers remerciements. Enfin remerciement, je trouve le mot beaucoup trop faible et formel pour témoigner de toute la reconnaissance, le respect et la fascination que j’éprouve à l’égard des Taïwanais. C’est grâce à eux que j’ai suivi un extraordinaire apprentissage humain. Je ne fais pas la fine bouche en sous-entendant que les paysages à couper le souffle que j’ai découverts ne marqueront pas ma mémoire (qu'Alzheimer m'en préserve), mais je suis certain qu’avec le temps ma mémoire bâtira un mémorial en l’honneur du peuple Taïwanais et de leur accueil. Je ne me lasserai jamais d’en faire des louanges, car pour le coup, c’est vraiment la moindre des choses que je puisse leur rendre. Alors chapeau bas, mes respects, bravo, et tout ce que vous voulez, mais MERCI Peuple de Taïwan.
Je vous l’ai dit, je me dois de remercier une autre grande responsable dans ce qui changera ma vie et mon regard sur ce qui m’entoure. Elle m’a montré toute sa beauté dès mes premières intentions de partir à sa rencontre. Elle m’a offert sa générosité à chaque décision de découvrir ce qu’elle raconte. Planète Terre, Mère Nature ou Création Divine, appelez-la comme vous vous voudrez mais c’est devant elle que je m’incline à nouveau.
Dans une douzaine de jours tout cela finira. Mon séjour en Malaisie risque certainement de renforcer mon amour pour le continent asiatique. Amour qui sera plus que jamais difficile de vivre à distance depuis ma terre d’asile, la France. Amour qui provoquera, tôt ou tard, un retour vers ce bout de monde à qui je ne dis pas Adieu, mais Au revoir.