mardi 28 juin 2011

La dernière séance

Viiiite, c’est ce soir que Jérémie dit au-revoir à Taïwan et à son blog abandonné adoré ! Alors prenez place tranquillement, préparez les mouchoirs (faites comme ça vous chante mais moi j’en aurais besoin) et venez assister à mon discours d’adieu à un pays, un peuple, un morceau de vie qui changera la mienne jusqu'à ce que mort s’en suive (je vous avais prévenu, sortez les mouchoirs !).



Comme je le suggérais, malgré un abandon constaté et constatable de mon blog (Jour de temple #3 et 4, vous êtes où ?) je comptais tirer ma révérence par écrit sur cet espace de partage que vous avez été nombreux à suivre pendant ces 5 derniers mois. Même si j’ai été un peu mollasson du clavier et que j’aurais pu m’abstenir d'agissements dignes des plus hauts représentants de l’aristocratie la démocratie française en balançant des promesses à tout va sans montrer aucune crédibilité en retour, je suis tout de même heureux d’avoir partagé ces montagnes de souvenirs avec vous. Et puis arrêtons un peu avec l’autoflagellation en public, et laissez-moi vous dire qu’avant tout ce fut un réel plaisir de m’amuser à griffonner (ou tapoter) quelques bribes de phrases pour vous faire vivre ce voyage aussi fidèlement que possible.

D’ailleurs, si vous avez suivi un peu, vous aurez surement compris, et n’en soyez pas fâchés, que le premier des plaisirs fut celui de découvrir et non pas de retranscrire. Alors maintenant il est temps que je m’incline devant… je ne sais qui, alors disons devant TOUT ce qui a rendu cette expérience possible. La rendre possible c’est une chose, mais la rendre incroyablement belle et riche  comme elle fut c’en est une autre. Le principal responsable de cette réussite humaine est sans hésitation le Peuple de Taïwan. C’est à lui que reviennent mes premiers remerciements. Enfin remerciement, je trouve le mot beaucoup trop faible et formel pour témoigner de toute la reconnaissance, le respect et la fascination que j’éprouve à l’égard des Taïwanais. C’est grâce à eux que j’ai suivi un extraordinaire apprentissage humain. Je ne fais pas la fine bouche en sous-entendant que les paysages à couper le souffle que j’ai découverts ne marqueront pas ma mémoire (qu'Alzheimer m'en préserve), mais je suis certain qu’avec le temps ma mémoire bâtira un mémorial en l’honneur du peuple Taïwanais et de leur accueil. Je ne me lasserai jamais d’en faire des louanges, car pour le coup, c’est vraiment la moindre des choses que je puisse leur rendre. Alors chapeau bas, mes respects, bravo, et tout ce que vous voulez, mais MERCI Peuple de Taïwan.

Je vous l’ai dit, je me dois de remercier une autre grande responsable dans ce qui changera ma vie et mon regard sur ce qui m’entoure. Elle m’a montré toute sa beauté dès mes premières intentions de partir à sa rencontre. Elle m’a offert sa générosité à chaque décision de découvrir ce qu’elle raconte. Planète Terre, Mère Nature ou Création Divine, appelez-la comme vous vous voudrez mais c’est devant elle que je m’incline à nouveau.



Dans une douzaine de jours tout cela finira. Mon séjour en Malaisie risque certainement de renforcer mon amour pour le continent asiatique. Amour qui sera plus que jamais difficile de vivre à distance depuis ma terre d’asile, la France. Amour qui provoquera, tôt ou tard, un retour vers ce bout de monde à qui je ne dis pas Adieu, mais Au revoir.




mercredi 8 juin 2011

Jour de temple [2/4] : Wat Pho.

Heureusement qu’on a mis moins de temps pour visiter Bangkok que moi pour vous raconter ce que j’y ai vu. J’étais plein de bonne volonté quand j’ai commencé ma petite série « Jour de temple », je me disais que j’arriverais à être un peu plus régulier, que cette histoire serait pliée en une petite semaine… Quand je vois où j’en suis une semaine plus tard j’en ai presque honte. Je confesse ma part de fainéantise dans cette histoire mais il faut savoir que j’ai trouvé d’autres occupations depuis quelques jours. J’organise mon ultime périple en Malaysie pour le mois de juillet en mode Couchsurfing, je prends le temps d’achever mon tour de Taïwan avec, par exemple, la descente des gorges de Taroko le weekend dernier. Au passage je vous promets un article très bientôt sur ce site d’exception qui me laisse encore rêveur…

Revenons à moutons et parlons un peu du deuxième temple qu’on a vu à Bangkok. Wat Pho (prononcez Po) est situé dans le quartier historique de la ville, sur la rive Est du Chao Phraya presque en face de WatArun. D’ailleurs on pourrait passer des journées dans ce quartier qui abrite quasiment un temple à chaque coin de rue. Notre temps étant compté on s’est dirigé vers les plus « attractifs » et Wat Pho est plutôt pas mal dans son genre. D’une superficie de huit hectares, c’est un peu un condensé de Grand Palace, dont je vous avais parlé à mes débuts, et de Wat Arun que je ne vous présente plus. On y trouve des bâtiments aux toitures dorées qui scintillent de mille feux sous les rayons solaires, on se perd au milieu de rangées de colonnes couvertes de mosaïques multicolores. Mais sa principale particularité est qu’il héberge un Bouddha couché long de 45 mètres et haut de 15 mètres. Entièrement recouverte de feuilles d’or, cette statue représente Bouddha sur son lit de mort avant d’accéder à l’état de Nirvâna (« je te renseigne, si ça t’intéresse pas rentre chez toi » comme dirait Dieudo). 










Je regrette le peu de temps qui nous a manqué pour faire le tour de fond en comble de ce monument car c’est, selon moi, le plus impressionnant de Bangkok. Le moindre pas foulé sur le sol de cette enceinte de merveilles est une dose puissante d’enchantement qui, comme l’ami Bouddha, n’est pas loin de vous faire atteindre le Nirvâna. C’est un incontournable de Bangkok pour lequel j’encourage tous ceux qui passeront par la capitale Thaï à s’y rendre.


PS : désolé pour la qualité médiocre de la vidéo qui a subi le "traitement" de Blogger...