Ne vous y méprenez pas, ce titre n’a rien à voir avec la triste et inquiétante situation du voisin nordique de Taïwan. Je pense d’ailleurs que ça ne vous fera pas de mal de lire autre chose concernant le Japon qu’un papier sur l’apocalypse digne d’un manga qui l’a frappé. Fait d’actualité qui a tout d’une aubaine pour les médias français qui exploitent ce sujet jusqu’à la moelle. A les entendre on serait tenté de croire que les japonais souffrent d’une obsession pathologique de centrales nucléaires. Et ce travail acharné d’information nous ferait presque oublier la richesse culturelle et historique de ce peuple dont les influences s’observent un peu partout en Asie.
Taïwan a fait partie de l’empire colonial japonais toute la première moitié du XXème siècle durant. Après l’avoir constaté à Tainan, j’ai découvert une nouvelle trace du passage nippon sur l’île, à Jiufen (prononcez DjiouFeun’). Petite ville au nord est de Taipei, les colons japonais y trouvèrent un intérêt particulier en raison des mines d’or enfouies sous ses montagnes verdoyantes. Nous l’avons observé lors de la visite d’une ancienne exploitation dont les dortoirs des exploités et chalets privés des exploitants ont été conservés.
Encadrée par un paysage relativement agréable, la ville de Jiufen offre aussi de belles balades dans ses charmantes rues pavées. On y retrouve un certain cachet historique qui se fait plutôt rare à Taïwan. On entre dans de vieux bâtiments d’architecture japonaise pour y déguster un thé. On lève les yeux pour contempler les façades boisées des anciennes maisons. On apprécie volontiers ce décor qui rompt totalement avec ce que l’on a l’habitude de voir dans les grosses villes modernes de l’île.
Étant donné que ce genre d’endroits n’est pas commun à Taïwan, Jiufen a tendance à attirer beaucoup de touristes. On y trouve donc toutes sortes de boutiques, restaurants et commerces en tout genre. Mais ici aussi on sent que la volonté de conserver l’authenticité de cette cité s’est faite respectée. Point d’enseignes extravagantes, lumineuses et bruyantes à Jiufen. Ça me faisait un peu penser à Saint Malo parfois. Rues pavées, beaucoup de touristes étrangers, souvenirs abondamment exposés sur les étals… On y trouve même des cartes postales en toute facilité ! Bon, ce dernier point n’a rien de très Saint Malo, mais je le mentionne car ce n’est pas une mince affaire de s’en procurer à Taïwan. Cela faisait déjà un moins que mes correspondants attendaient de mes nouvelles, vous imaginez donc la joie intense procurée par la simple vision des précieuses cartes… Nan, là je m’emballe.
Je conclurai par cette petite sélection photographique pour vous montrer un morceau de cette balade qui m’a laissé un très beau souvenir et surtout une grosse envie d’aller au Japon.
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